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L’aquaculture au Sénégal : un secteur d’avenir

Pour faire face à la raréfaction du poisson, l’aquaculture ne peut être ignorée. Elle se présente au Sénégal comme un secteur à fort potentiel mais reste sous exploitée.

Partagez cette page Publié le 22 avril 2022 | 0 commentaire

Avec plus de 500 km de côtes, la production aquacole annuelle du Sénégal demeure très faible en comparaison avec d’autres pays en Afrique tels que l’Egypte ou le Nigéria. L’ Egypte fournit un bon exemple de développement soutenu de l’aquaculture en Afrique. De 635 000 tonnes en 2007, sa production annuelle est passée à plus de 1 500 000 tonnes en 2021. Le Nigéria produit environ 152 000 tonnes par an, le Ghana 7150 tonnes, le Mali 1350 tonnes et le Sénégal un peu plus de 1000 tonnes. La production aquacole sénégalaise ne dépasse guère un pour mille de la production halieutique totale alors que les opportunités économiques dans les zones côtières sont énormes.

LES NICHES D’OPPORTINUITES DANS LE SECTEUR AQUACOLE

Beaucoup pense ou croit que l’aquaculture se résume à l’élevage de poissons. En effet non !!
L’aquaculture désigne toute les activités de productions animales et végétales en milieu aquatique et intègre l’élevage des poissons (la pisciculture), l’élevage des huitres et des moules (la conchyliculture), l’élevage des crevettes (crevetticulture), et l’élevage des algues (algoculture). Lorsque l’élevage est pratiqué en bordure de mer on parle de culture marine ou mariculture, et lorsqu’il est pratiqué à l’intérieur des terres dans des étangs, on parle d’aquaculture continentale. Cette dernière forme d’aquaculture est la plus répandue au Sénégal et se fait en eau douce. Tous ces types d’élevages aquatiques constituent de réelles opportunités d’investissement au sénégal, compte tenu du nombre de lacs, fleuves et bassins que regorge le pays.

LA SITUATION DE L’AQUACULTURE AU SENEGAL

L’aquaculture au Sénégal demeure une activité très traditionnelle notamment en basse Casamance. Dans cette partie du Sénégal, beaucoup de villages s’adonnaient à cette activité. Les potentialités des bassins sont énormes.

Dans les années 1980, sept espèces de crevettes ont été testées à la station de crevetticulture de Katakalouss au sud Sénégal et l’une des espèces « Penaeus Monodon » s’est avérée plus apte à l’élevage que le reste. Son élevage a permis d’enregistrer en période hivernale un rendement net de 4,5 tonnes avec un taux de survie de 97 %. A côté de cette production de crevettes, se pratiquait également l’élevage des huitres dans le Sine Saloum. Cette activité très lucrative connait aujourd’hui un succès grandissant. Les principaux acteurs de cette activité sont les femmes.
Joal-Fadiouth, un petit village touristique sur la petite côte regorge d’huitres encore mal exploités et prometteuse de revenus. Le kilogramme d’huitres y est vendu entre 4500 et 6000 frs.

« Reportage sur l’huître de mangrove »

En ce qui concerne la pisciculture, deux types d’espèces sont exploitées au Sénégal : c’est le tilapia (Waass en wolof) et le silure. La plupart des projets de pisciculture sont concentrés au nord, dans la vallée du fleuve Sénégal et une grande partie des exploitants piscicoles visent plutôt les revenus de la vente. Rare sont ceux qui visent l’autoconsommation. Plusieurs exploitants piscicoles pratiquent parallèlement l’agriculture et l’élevage.

Tilapia Tilapia

Bien que le potentiel demeure très important, la pisciculture au Sénégal reste très faible. Son développement constitue une opportunité forte intéressante avec effet d’entrainement sur les secteurs connexes. Pour faire progresser l’aquaculture sénégalaise et augmenter les investissements dans le secteur, le gouvernement du Sénégal a fait adopter un nouveau code de l’aquaculture qui ouvre des opportunités intéressantes. Ce code permettra non seulement de soutenir d’avantage ce secteur mais aussi de favoriser l’investissement aquacole qui apparait aujourd’hui comme une alternative pouvant contribuer à la couverture des besoins en produits halieutiques.

Amadou Gueye.

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