Construite sur 42 hectares pour un investissement de 35 milliards de franc CFA, l’usine compte produire 55 000 m2 de carreaux par jour pour ravitailler le marché ouest-africain à partir du Sénégal.
Cette capacité de production va couvrir les besoins au niveau national et réduire considérablement less importations de carreaux, estimées aujourd’hui à 78 850 tonnes par an au Sénégal.
Le secteur de la construction, aujourd’hui en forte croissance, devrait aussi en bénéficier. Les matières premières utilisées pour leur fabrication proviennent des régions de Kaolack, Kédougou, Tambacounda et Thiès. Ces carreaux seront exportés vers les pays de la sous-région comme la Guinée, le Mali, la Mauritanie, la Gambie, etc.
Polémique à propos de la protection de l’environnement
La construction de cette usine a suscité des polémiques. Son implantation a en effet entraîné le destruction de nombreux baobabs et d’autres espèces végétales, sur une superficie de près de 30 hectares.
Les baobabs déracinés entre Sindia et Ngekhokh avaient entre 500 et 1 000 ans et il s’agit-là d’une vraie catastrophe écologique et sociale, selon les défenseurs de l’environnement.
Une partie de la population interrogée sur cette question pense que les baobabs ne sont vraiment pas utiles « Aujourd’hui, le pays a vraiment besoin d’industries, il en manque énormément pour résorber le chômage. La création d’une usine aussi importante est une chance pour le Sénégal. Elle permettra de créer au moins 1500 emplois direct ».
Mais nombreux sont ceux qui pensent que ce n’est pas la destruction de l’écosystème qui donnera du travail. Le baobab, symbole du Sénégal, n’apporte pas que la production de pain de singe pour « nourrir les hommes », il a aussi beaucoup d’autres vertus, médicinales notamment.




